Le fret aérien progresse au 1er semestre mais devrait stagner sur l’ensemble de l’année

- Adobe stock
Après une hausse des volumes de fret aérien, mais aussi des taux de fret, au premier semestre 2026, l’IATA prévoit une croissance quasi nulle sur l’ensemble de l’année.
L’IA profite au transport aérien et compense la baisse des flux liée aux tensions au Moyen-Orient. Ainsi les tonnes-kilomètres de fret aérien mondial, cumulées sur les six premiers mois de l’année, ont progressé de 4,9 % sur un an. Selon l’Association du transport aérien international (IATA), cette croissance s’explique par la progression du commerce international, notamment des produits technologiques et électroniques à forte valeur, liés au développement de l’IA. Ces transports en hausse viennent compenser la baisse des flux u Moyen-Orient, en recul de 10 % sur un an.
Au premier semestre 2026, la hausse des volumes du fret aérien atteint +5,9 % en Europe, +6,1 % en Amérique du Nord et +8,8 % en Asie-Pacifique. La hausse la plus marquée concerne la région Afrique où le tonnage augmente de +11 %. Dans les seuls aéroports français au premier trimestre 2026, les tonnages de fret embarqués et débarqués ont progressé de 6,3 % sur un an. Les volumes fléchissent cependant de 1,1 % par rapport au 4e trimestre 2025. L’entrée en vigueur, le 1er mars, de la taxe française sur les petits colis a pu contribuer à ce repli.
Côté tarifs, les taux de fret aérien ont augmenté de plus de 20 % sous l’effet de la crise au Moyen-Orient, faisant doubler le prix du kérosène entre début février et fin avril. L’IATA prévoit désormais un kérosène à 152 $ par baril en 2026. C’est 70 % de plus qu’en 2025. A cela s’ajoutent une demande de fret aérien soutenue et des contraintes de capacité. En réaction, les taux de fret aérien ont ainsi augmenté de 23 % entre février et juillet, passant de 2,39 à 2,94 $ par kilogramme expédié pour les envois compris entre 100 kilogrammes et 3 tonnes, selon Freightos.
Une année 2026 de quasi-stagnation
Malgré la hausse constatée au 1er semestre, l’IATA envisage une relative stabilité du fret aérien, avec, par rapport à 2025, une évolution limitée à +0,7 % en tonnes-kilomètres et +0,2 % en tonnes. Les flux asiatiques (+5,6 %) et, dans une moindre mesure, européens (+2,4 %) resteraient en expansion. Ceux d’Amérique du Nord ne progresseraient que faiblement (+0,7 %). À l’inverse, les flux d’Amérique latine (-2,5 %) et, plus encore, ceux du Moyen-Orient (-15 %) reculeraient.
En outre, les taux de fret pourraient augmenter en moyenne de +6,5% sur l’ensemble de l’année, selon les estimations de l’IATA. L’association, qui anticipe la hausse des coûts d’exploitation et le ralentissement attendu de la demande, indique que ces prévisions restent aléatoires, tant elles sont soumises au contexte géopolitique incertain.






