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Etude : les entreprises françaises encore fragiles face aux perturbations de la supply chain

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Une enquête de BSI révèle un taux encore important d’impréparation des entreprises françaises face aux perturbations de la chaine d’approvisionnement mais montre qu’elles commencent malgré tout à améliorer leur résilience.
Selon une étude de l’organisme britannique de normalisation British Standards Institution (BSI), les entreprises françaises restent assez mal préparées face au risque de perturbation des chaines d’approvisionnement mais de plus en plus adaptent leurs opérations pour renforcer leur endurance. L’enquête, menée en juillet 2026 auprès de 1400 responsables des fonctions chaîne d’approvisionnement à l’échelle mondiale, révèle que 39 % des entreprises françaises ont été touchées par des perturbations liées au climat au cours de l’année écoulée, aux côtés de l’instabilité géopolitique (34 %), des cyberincidents (29 %) et des pénuries de matières premières (29 %) et 34 % ont rencontré des perturbations dans le transport. Elles sont 34% à prévoir d’augmenter leurs prix au cours des six prochains mois pour compenser les coûts liés à la chaîne d’approvisionnement.
Malgré 67 % d’entreprises comptant être mieux préparées aux futures perturbations, deux tiers déclarent que la gestion des risques de la chaîne d’approvisionnement reste principalement réactive, tandis que 43 % n’ont pas suivi leur plan de crise préétabli lors du récent conflit Iran-Israël. 52 % des organisations prévoient de mener des simulations de scénarios transversales, mais très peu le font de manière régulière. Même parmi les entreprises disposant d’une équipe de réponse aux crises permanente, le délai d’activation peut prendre jusqu’à trois jours. Et pour cause, 38 % des organisations françaises ne disposent pas de processus formel et documenté pour gérer les risques liés à la chaîne d’approvisionnement, et des processus d’approbation lents ou imprécis empêchent la prise de décision pour 48% d’entre elles. Seules 44 % disposent de protocoles clairs pour la communication entre les services en cas de perturbation.
Malgré ces lacunes, les organisations commencent à repenser leur façon de bâtir leur résilience. Selon l’enquête de BSI, 65 % prévoient d’augmenter leurs stocks stratégiques de réserve au cours de 6 prochains mois. 70 % ont l’intention de changer de modes de transport. 62 % relocalisent à proximité (nearshoring) leurs opérations clés. 21 % recherchent de nouveaux réseaux de fournisseurs et 23 % prévoient de réduire leurs gammes de produits ou références. Enfin 20 % des entreprises françaises prévoient de modifier entièrement leurs routes commerciales.
Le rapport met également en lumière d’autres menaces émergentes à l’horizon. 67% des répondants pensent ainsi que l’intelligence artificielle augmentera les risques de vol et de cybercriminalité dans les chaînes d’approvisionnement, mais seuls 31 % se sentent pleinement préparés à gérer des défaillances technologiques majeures ou des cyberincidents.
Voir en ligne : https://www.bsigroup.com/en-GB/insi...





