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En quelques jours, plusieurs attaques cibles des ports et acteurs maritimes français, avec de potentielles répercussions sur les opérations.
En l’espace de 48 heures, 3 ports français ainsi que des compagnies maritimes ont subi des pannes de leurs systèmes informatiques, vraisemblablement en raison de cyberattaques dont certaines revendiqués par un groupe de hackers prorusse. C’est d’abord au port du Havre qu’un dysfonctionnement du système informatique de l’entreprise TNMSC a été détecté le 13 octobre, entraînant l’immobilisation de conteneurs qui devaient transiter via les Terminaux de Normandie. Haropa Port n’a pas confirmé l’origine du problème. Mais la possibilité d’une cyberattaque semble la plus vraisemblable, alors que 48 heures plus tard les ports de Marseille et de la Rochelle, ainsi que les compagnies Marfret, Compagnie Maritime Nantaise et l’entreprise Genavir ont été les victimes du groupe de hackers prorusses NoName057, connu pour ses campagnes contre les pays soutenant l’Ukraine.
C’est le M-CERT, centre de réponse aux incidents cyber du secteur maritime français, qui a diffusé une alerte le 14 octobre 2026, avertissant les professionnels d’attaques DDoS en cours. Ce type d’attaque, contrairement à une intrusion informatique classique, consiste à perturber la disponibilité des services et à créer un impact opérationnel. Précisons qu’aucune interruption majeure n’est publiquement confirmée pour chacune des organisations citées, excepté au Havre. Selon la presse régionale, le port normand a confirmé « des répercussions possibles de la panne informatique sur le déroulement d’opérations portuaires ».
Comme le rappel le site cyberattaque.org, les infrastructures portuaires reposent sur de nombreux services numériques : portails professionnels, systèmes de réservation, échanges documentaires, outils de coordination logistique et interfaces accessibles aux transporteurs ou aux partenaires. Une attaque DDoS réussie contre certains de ces services peut ralentir les échanges d’informations, compliquer les démarches administratives ou empêcher temporairement les utilisateurs d’accéder aux plateformes concernées.
Décidément, la France fait pale figure en matière de cybersécurité. Ces attaques ciblant des infrastructures de transport stratégiques s’inscrivent dans la continuité d’une vague de cybercriminalité depuis plusieurs mois, avec notamment les fuites de données de la DGFIP en août dernier, celles du ministère de la transition écologique qui a exposé les données de Siret ou de numéros de licences d’entreprises de transport (63 198 lignes de données concernées) ou encore, et c’est un comble, une attaque en août dernier de l’Anssi, l’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, elle-même chargée de protéger la France des cyberattaques.





