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Le baromètre trimestriel de la FNTR vient confirmer la baisse d’activité des entreprises du TRM qui impacte leur capacité d’investissement, de recrutement et plombe le moral des dirigeants.
Selon l’enquête de conjoncture du TRM publiée par la FNTR, l’activité économique, le moral et l’embauche sont en berne dans les entreprises de transport au 3e trimestre 2026. « L’activité s’affaiblit, les perspectives demeurent dégradées, les recrutements ralentissent et les investissements restent limités au maintien de l’outil de production. Le moral des dirigeants atteint un nouveau point bas historique depuis la création du baromètre FNTR en 2015 », affiche la fédération.
Le baromètre montre que les indicateurs d’activité récente et d’activité future s’inscrivent tous deux en dessous de leur moyenne de longue période et témoignent d’un climat conjoncturel dégradé. En septembre, les professionnels interrogés signalent une baisse de l’activité et de la demande, tandis que les perspectives demeurent peu dynamiques malgré quelques ajustements tarifaires liés notamment à la hausse du coût des carburants. En conséquence les investissements s’orientent de nouveau à la baisse au troisième trimestre 2026 et demeurent très inférieurs à leur moyenne de longue période. Les dépenses engagées concernent principalement le renouvellement du parc existant et non l’augmentation des capacités de transport.
Les indicateurs relatifs aux effectifs de conducteurs se replient au troisième trimestre 2026 et demeurent orientés à la baisse pour le trimestre suivant. Selon la FNTR, les besoins de conducteurs restent importants à moyen terme mais les entreprises réduisent ou reportent leurs projets de recrutement en raison de leur manque de visibilité économique. Et celles qui souhaitent néanmoins embaucher se heurtent à la pénurie de main d’œuvre. Selon l’INSEE, 29,2 % des transporteurs déclaraient encore rencontrer des difficultés de recrutement en juillet 2026.
Dans ce contexte, les transporteurs n’ont forcément pas bon moral. Le baromètre FNTR du moral des chefs d’entreprise enregistre au troisième trimestre 2026 le niveau le plus faible depuis sa création en 2015. La dégradation observée dépasse désormais celle constatée lors de la crise sanitaire. Selon les résultats de l’enquête, 78 % des dirigeants se déclarent insatisfaits de la situation de leur entreprise tandis que 11 % adoptent une position d’attente. « Cette dégradation du moral intervient alors même que l’environnement économique général demeure fragile », note la FNTR. Les données Altares publiées en octobre 2026 font apparaître 14 652 défaillances d’entreprises au troisième trimestre, soit un niveau quasiment stable sur un an mais toujours historiquement élevé. Sur douze mois glissants, près de 72 000 entreprises ont connu une défaillance, soulignant la fragilité persistante du tissu économique français.




