Une étude réalisée par le cabinet Kurt Salmon et l’éditeur Generix montre que les actuels indicateurs clés de performance (KPIs) sont devenus insuffisants pour mesurer les performances d’une supply chain.
Les directeurs logistiques et supply chain managers raffolent des "key performance indicators" : une enquête menée auprès de 190 professionnels de la logistique a montré qu’ils étaient utilisés par 95% des entreprises, au quotidien ou toutes les semaines pour les indicateurs opérationnels, et tous les mois pour les indicateurs stratégiques. Mais ces indicateurs mesurent la plupart du temps des données économiques : la productivité, la rentabilité, le service rendu, la gestion des effectifs. Au delà, c’est un peu le désert. Ainsi 80% des répondants jugent leurs KPIs inexistants ou incomplets sur un sujet comme l’environnement. 25% seulement des entreprises mesurent l’empreinte carbone de leur chaîne logistique. Et 53% des répondants jugent incomplets ou inexistants les KPIs qui concernent les ressources humaines.
Or les chaînes logistiques ont largement évolué et les indicateurs de performance doivent également évoluer. Simple lorsqu’il s’agit de mesurer une logistique d’un point A à un point B, l’indicateur peut devenir très complexe dans le cadre d’une logistique collaborative multi-points et multi-modale. D’autant qu’ils ne sont plus l’apanage d’une personne dans l’entreprise collaborative. Ils doivent être partagés et circuler pour que tout un chacun comprenne les enjeux de l’entreprise. D’où une relative insatisfaction à cet endroit. "Le développement de la supply chain collaborative provoque un besoin croissant en termes de développement et de partage d’indicateurs. Ils facilitent la mise en oeuvre de processus de mutualisation qui incitent particulièrement à un suivi collaboratif des KPIs", souligne Armand de Vallois, partenaire Kurt Salmon. De quoi en tout cas envisager un chantier de travail dans ce domaine.







