
- ® SSI Schäfer
Conserver un système intralogistique plusieurs dizaines d’année nécessite de l’entretenir mais aussi de le faire évoluer pour renforcer sa performance, l’adapter à la croissance des flux ou pallier l’obsolescence de ses composants. Tels sont les buts du rétrofit qui se pose en alternative plus économique et durable que le remplacement à neuf des systèmes. La démarche vaut également pour d’autres équipements de logistique.
L’univers des systèmes intralogistiques n’échappe pas à l’obsolescence des pièces de rechange. Alors que les plus vieux systèmes automatisés déployés dans les entrepôts approchent la quarantaine d’année, leur maintenance dans le temps peut s’avérer complexe, voire impossible si certaines pièces ne sont plus disponibles au catalogue des fournisseurs. Aux seuls composants matériels s’ajoutent des couches logicielles qui elles aussi doivent être mises à jour ou remplacées pour garantir la pérennité des systèmes sur la durée. Enfin, le dimensionnement d’un système automatisé, évalué au départ en fonction des flux de l’entrepôt, peut dans le temps devenir insuffisant pour supporter la croissance de l’activité et des volumes.
Pour toutes ces raisons, un certain nombre de prestataires, intégrateurs, équipementiers ou fabricants de systèmes ont créé des services dédiés et une offre spécifique de rétrofit. Cet anglicisme, que l’on traduira par rénovation ou mise à niveau, pose un cadre précis : il s’agit de conserver un système déjà en place dans l’entrepôt, mais d’en modifier certains éléments afin de prolonger son usage et sa durée de vie. Le rétrofit fournit ainsi une alternative au changement complet d’un système automatisé, afin de minimiser l’impact sur la productivité de l’entrepôt, de réaliser des économies et de privilégier le réemploi plutôt que le neuf.
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