L’expressiste américain a annoncé hier le rachat amical de son concurrent néerlandais pour la somme de 4,4 milliards d’euros.
Le messager FedEx va-t-il réussir là où UPS avait échoué il y a quelques années ? C’est aux autorités de la concurrence d’en décider à présent. Toujours est-il que les deux acteurs présentent de fortes complémentarités : FedEx réalise plus de son chiffre d’affaires aux Etats-Unis alors que le néerlandais est aux trois quart européen ; le premier dispose de la flotte aérienne la plus forte du monde alors que le second s’appuie essentiellement sur des moyens routiers.
En rachetant TNT, FedEx s’ouvre ainsi les portes du continent européen où ses parts de marché sont faibles (10%) comparées à ses concurrents UPS (25%) et DHL (41%). Mais il faudrait convaincre les autorités européennes que celui-ci ouvre ce secteur à un troisième acteur de poids et donc à un renforcement de la concurrence, alors que les régulateurs européens avaient refusé la fusion proposée entre UPS et TNT au motif que ces deux entreprises étaient directement concurrentes dans une douzaine de pays.
La somme proposée par FedEx - 4,4 milliards d’euros - est en tout cas 40% au prix proposé par UPS en 2012 (7 milliards de dollars). L’expressiste bénéficie à plein de la baisse de l’euro par rapport au dollar. Pour UPS, cette acquisition serait un bol d’air puisqu’il ne cesse de perdre des parts de marché et qu’il perd de l’argent depuis quatre ans.



